mercredi 22 novembre 2006

2 - Ces tumultes intérieurs

Texte n°2.
Ce tumulte intérieur faisant rage, avant de sombrer dans des travers psychotiques et afin de palier à l’aliénation, mon tempérament de rêveuse m’a alors sauvé, c’est ma seule échappatoire possible, avec l’écriture. Je me suis construit un monde imaginaire ou je m’enfuis dés que j’en ressens le besoin, c’est d’ailleurs instinctif, mon repli dans les nébuleuses se fait sans que je m’en rende vraiment compte. C’est un espace hors du temps, aider par la musique, la lecture, l’écriture ou un simple nuage blanc traversant le ciel, je me construis des histoires, tout est possible alors… Mais je fais malgré tout le constat, de ne pas avoir reçu le gène du bonheur à la naissance. Ayant passé neuf mois dans le ventre maternel ou ma présence était loin d’être désirée, ma mère a du me transmettre malgré elle ses angoisses et aujourd’hui je n’ai pas la capacité naturelle à être heureuse. Je ne veux nullement rejeter la faute sur elle en cherchant un bouc émissaire à mon chaos personnel, ni la faire culpabiliser, c’est ainsi, je dois accepter et je dois faire avec, si mon fatalisme prend alors le dessus, à moi de régler le problème et d’en assumer les conséquences. Et c’est bien là le problème, je ne sais par quel bout prendre ma vie pour la changer, et pour être honnête, la chose me semble tellement complexe que je sens en moi comme un manque d’énergie à l’idée de traverser vents et marées pour atteindre le rivage de la sérénité. Mais comme chacun sait tout est compliqué avant d’être simple. Il faut d’abord comprendre que le vrai défi c'est d'être soi, si j’ai pourtant compris cela depuis longtemps, je n’ai pas la clé. Ce n’est pas une mince affaire ! Une chose est sur, à cet instant précis d’écriture, l’exutoire salvateur de ces lignes me libèrent un temps de ces miasmes obsédantes et outrageusement insupportables...
(A suivre texte n°3)

1 commentaire:

Na a dit…

Regarde plutôt la relation que tu as maintenant avec ta mère. Elle est plutôt bonne, non ? Le passé appartient au passé... et le gène du bonheur n'existe pas à mon avis ! dans mon idée, c'est plutôt une graine qui se cultive...