mardi 21 novembre 2006

1 - Du brouhaha intérieur s’échappe la trame du silence

Texte n°1.
Souvent, nous nous posons des questions comme : choisit-on son destin ou vis t-on les choses par hasard ?
Et, dans notre recherche de la réponse, nous mélangeons philosophie avec des postulats métaphysiques, des aphorismes incomplets avec des sophismes sans consistance, ce qui nous amène toujours à la conclusion que l’on ne peut pas répondre à toutes les questions existentielles que nous nous posons ! Et pourtant je n’ai de cesse de trouver des réponses, ma course vers ce Graal hypothétique et ma quête infernale. Je doute de moi comme je respire, en vérité, je n’aime pas ma vie. Je la trouve dérisoire et triste à mourir, fade, sans folie. J’aurais voulu être tant de chose… danseuse, chanteuse, médecin du monde, journaliste grand reporter, photographe du monde, psychologue, archéologue, détective ou écrivain… une vie entière ne suffirais pas à satisfaire toutes ces vocations. Finalement je ne suis rien de tout ça, photographe à la petite semaine, rédactrice pour un magasine de camping-car, mes ambitions sont loin d’être assouvies, mes rêves ont pris la saveur amère de la réalité : Travailler pour manger, manger pour vivre, vivre pour qui ? Ceci manque cruellement d’enthousiasme et de passion. Que s’est t-il passé ? Pourquoi en suis-je là, à faire ce constat pathétique ? Disons que je suis sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute et que j’attends l’ambulance, désespérément, et comme j’ai toujours eu le sens du tragique, une pluie battante s’abat sur moi. L’ambulance tarde à venir et j’agonise… Je tourne en rond dans ma tête, je bouillonne, j’ai parfois la sensation que je suis au bord de l’implosion. Pour mettre de l’ordre dans ce désordre intérieur, je tente depuis quelques temps l'experience de la psychanalyse. Si au début l’expérience s’est avérée stérile, car sur le moment je n’avais pas les mots, rien ne semblait vouloir sortir de moi, comme si la douleur avait trouvé sa place dans mon être fragile... Depuis la parole et l'analyse ont fait leur chemin, j'ai trouvé le fil de la pelote de laine, je tire dessus et je déroule...
(A suivre texte n°2)

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