lundi 27 novembre 2006

6 - Commence alors l’Histoire...


Texte n°6

Commence alors l’Histoire et là… L’amour, on le sait ne s’achète pas, c’est par la sincérité des sentiments, que l’on fait la pureté d’une relation, la magie, d’une vie.
Une liaison sentimentale est avant toute chose une aventure, la découverte de l'autre, pas à pas... Il faut prendre conscience, qu'une liaison durable nécessite des concessions, afin de maintenir au mieux l’harmonie d’un amour.
Je pense que l’atout essentiel pour garantir la longévité d'un amour, est de savoir remettre en cause ses comportements affectifs et de s’adapter à l'autre. Surmontant ainsi les difficultés inhérentes à tout rapport amoureux, mais sans s’annuler, évidemment. Il est bien sûre évident qu’une relation de couple repose sur une confiance réciproque. La vérité, même aussi inexprimable soit-elle, est préférable à tout paraître.
En amour il n’y a pas toujours que le meilleur, mais sans penser au pire, des situations peuvent virer au gris. A
ce moment précis, le dialogue est vital. Chacun à sa manière doit exprimer et sans pudeur, ses envies, livrer ses peines si le besoin se fait ressentir. Il importe d'équilibrer ces désirs antinomiques, laisser parfois les tumultes du cœur rompre la monotonie d'une vie amoureuse exempte de flamme, sans renier pour autant les valeurs sécurisantes d'une cellule amoureuse au sein de laquelle on peut à loisir se reposer, se laisser aller à l'expression de nos comportements intimes. Se relâcher, sans oublier que l'amour se mérite, et, ne pas perdre de vue, que rien n’est jamais acquis. Chaque sensation, chaque émotion ressenties exigent des mots afin de partager ce qui nous anime le plus avec l’auteur de ces tumultes.
Me vient ce poème écrit un jour pour un amour naissant :
« Te dire ce que tu sais déjà, mais te le redire encore en échos plus profond. T’envoyer mon amour à travers les vents. Tes jours d’absences me laissent à l’agonie car ce temps qui s’enfuit ne reviendra pas.
J’étouffe et j’anime en même temps un amour immuable, un bonheur latent qui s’étouffe à force d’attendre son tour. Mon amour pour toi se donne sans y penser, avec sublimité et éloquence, splendeur et passion. Je veux t’aimer comme ça, doucement ou avec rage mais t’aimer simplement. S’il le faut pour te convaincre, je ferais le tour du monde, ou j’irais jusqu'au bout de moi-même, mais je te témoignerais que je t'aime... Dans une trêve, en méandre d'un rêve, je te prouverais que je t'aime...
Je poserais mes mains sur tes yeux pour mieux apprivoiser tes peurs, pour dire à ton âme que la mienne est sa sœur. »
Aujourd’hui ce compagnon de passage n’est plus qu’un souvenir têtu. Le souvenir d’un amour passé c'est quoi ? mis à part la présence dans l’absence, la parole dans le silence, le retour sans fin d'un bonheur passé, auquel le cœur donne l'immortalité ?

samedi 25 novembre 2006

5 - L'amour...Le Graal


Texte n°5
L’amour, la grande quête de ma vie, dans laquelle je me suis souvent fourvoyée…
Si aimer ce n’est pas renoncer à la liberté, mais lui donner un sens, j’ai néanmoins parfois perdue tous sens de liberté en subissant des amours impossibles et nocifs au détriment de la sincérité et des vraies valeurs que j’accorde aux sentiments…
Ma croyance sur la question est pourtant assez sensible.
La pudeur des étreintes semble donner tant d’importance aux gestes malhabiles, une nuit fragile ou l’on ne cessera de se réveiller par peur d’incommoder l’autre ou simplement pour profiter de sa présence à nos cotés, ou ce corps qui ne trouve plus sa position de sommeil, et ce bras que l’on ne sait plus comment placer.
Lorsqu’on a deviné que l’attachement reconnu prendra dans sa vie une place que l’on ne soupçonnait pas, les premières peurs arrivent : que l’autre s’en aille au matin, qu’il ne rappel pas, peur de s’avouer simplement que se mettre à aimer c’est devenir dépendant même pour les plus indociles. Les instants qui deviennent les moments originels d’un couple : les déjeuners complices qui se succèdent, les premiers week-ends, les dimanches soir ou l’autre restera quand même, acceptant de rompre les habitudes des rythmes solitaires, les bravades indécentes ou l’on évoque des projets à deux, guettant le regard de l’autre, à l’affût si sensible d’un sourire ou d’un silence. Une vie qui s’installe à deux, comme une délivrance tant attendue.
Parce qu’aimer c’est avant tout prendre un risque, c’est dangereux de s’abandonner à l’autre, d’ouvrir cette petite porte sur notre cœur. Ça peut provoquer cette douleur indescriptible cacher au fond, ça peut même prendre la forme d’une obsession. Il n’y a pas de prescription médicale pour ce genre de mal de cœur. C’est comme cela que j’ai compris qu’on s’était égarer sur la relativité du temps, car une journée peut être bien plus longue qu’une année entière quand l’autre vous manque, mais c’est aussi un des délices de la chose. Il faut apprendre à apprivoiser ses sentiments et le temps.Il y a ceux qui voient les choses telles quelles sont et qui se demandent pourquoi. Moi je les voie telles quelles pourraient être et je me dis pourquoi pas !

(A suivre texte n°6)

vendredi 24 novembre 2006

4 - Horloge biologique


Texte n°4
Mon horloge biologique s’affole sans moi. En effet, malgré les années, je n’ai toujours pas éprouvé le moindre désir maternel. En fait, pour être tout à fait honnête, j’éprouve une réelle panique à vivre cet état. Cette phobie est-elle une vraie pathologie ou simplement un disfonctionnement psychologique sans gravité ? Je doute qu’un jour je sois en mesure de mettre au monde une créature. Cette invalidité à me projeter dans l’enfantement s’organise autour de plusieurs arguments. D’abord je suis révulsée par l’image même de la naissance, une situation douloureuse franchement sanglante, un événement odieux infligé à son propre corps, sans parler des neuf mois qui précèdent et qui déforment la chair. Lorsque je croise une femme enceinte, mes abdominaux de contractent d’eux même et je ressens un profond malaise entre mes jambes. M'envisager à la place de cette femme au gros ventre m’est catégoriquement impossible. L’expérience de la psychanalyse m’a révélé le secret, les angoissent queje porte en moi à ce sujet ne m’appartiennent pas, mais m’ont été transmise par ma mère. Encore elle, la malheureuse… Mais il faut dire aussi que je n’ai pas non plus trouvé le partenaire qui m'encourage à dépasser ces terreurs. Cependant, même par amour en serais-je capable ?
(A suivre texte n°5)

jeudi 23 novembre 2006

3 - L'artère de l'âge

Texte n°3
Depuis mes trente ans, j’ai la redoutable impression que tout s’accélère et que je n’aurais jamais le « temps ». Mes jours les plus sombres me laissent ce goût amer que tout est déjà trop tard, c’est une impasse, vouloir mener un combat contre moi-même et la vie est une lutte déjà inutile.
Trente ans… là encore pour une obscure raison ces mots me sont pénibles à formuler. Comme beaucoup, je vis mal le temps qui passe.
Trente ans… Ces deux mots raisonnent dans un effroi. Comme si j’avais revêtu un vêtement trop étroit pour moi, j’ai la sensation de ne pouvoir me mouvoir, que ça me tire, me pique, en un mot ce n’est pas ma taille. Le drame est que je n’ai à peine pu me faire à l’idée d’avoir basculer dans cette troisième décennie de ma vie que déjà voilà l’ombre de mes 32 ans qui m’assaillent, me défient et insultent ma jeunesse et mon insouciance. Que faire à part laisser faire ? Ne pas y penser et faire en sorte d’oublier sa date d’anniversaire ? Fâcheusement, cette date arrive toujours trop tôt avec des gens bien intentionnés, un joli gâteau dans les mains et les trop nombreuses jolies bougies qui vont de paire, comme pour me rappeler les années qui passent et le souffle qui manque un peu plus chaque fois… les sillons s’installent aux coins des yeux, les filets blancs dans mes cheveux, le temps qui passe installe ses outrages… j’ai le vertige si ma pensée s’attarde sur les saisons qui défilent trop vite...
(A suivre texte n°4)

mercredi 22 novembre 2006

2 - Ces tumultes intérieurs

Texte n°2.
Ce tumulte intérieur faisant rage, avant de sombrer dans des travers psychotiques et afin de palier à l’aliénation, mon tempérament de rêveuse m’a alors sauvé, c’est ma seule échappatoire possible, avec l’écriture. Je me suis construit un monde imaginaire ou je m’enfuis dés que j’en ressens le besoin, c’est d’ailleurs instinctif, mon repli dans les nébuleuses se fait sans que je m’en rende vraiment compte. C’est un espace hors du temps, aider par la musique, la lecture, l’écriture ou un simple nuage blanc traversant le ciel, je me construis des histoires, tout est possible alors… Mais je fais malgré tout le constat, de ne pas avoir reçu le gène du bonheur à la naissance. Ayant passé neuf mois dans le ventre maternel ou ma présence était loin d’être désirée, ma mère a du me transmettre malgré elle ses angoisses et aujourd’hui je n’ai pas la capacité naturelle à être heureuse. Je ne veux nullement rejeter la faute sur elle en cherchant un bouc émissaire à mon chaos personnel, ni la faire culpabiliser, c’est ainsi, je dois accepter et je dois faire avec, si mon fatalisme prend alors le dessus, à moi de régler le problème et d’en assumer les conséquences. Et c’est bien là le problème, je ne sais par quel bout prendre ma vie pour la changer, et pour être honnête, la chose me semble tellement complexe que je sens en moi comme un manque d’énergie à l’idée de traverser vents et marées pour atteindre le rivage de la sérénité. Mais comme chacun sait tout est compliqué avant d’être simple. Il faut d’abord comprendre que le vrai défi c'est d'être soi, si j’ai pourtant compris cela depuis longtemps, je n’ai pas la clé. Ce n’est pas une mince affaire ! Une chose est sur, à cet instant précis d’écriture, l’exutoire salvateur de ces lignes me libèrent un temps de ces miasmes obsédantes et outrageusement insupportables...
(A suivre texte n°3)

mardi 21 novembre 2006

1 - Du brouhaha intérieur s’échappe la trame du silence

Texte n°1.
Souvent, nous nous posons des questions comme : choisit-on son destin ou vis t-on les choses par hasard ?
Et, dans notre recherche de la réponse, nous mélangeons philosophie avec des postulats métaphysiques, des aphorismes incomplets avec des sophismes sans consistance, ce qui nous amène toujours à la conclusion que l’on ne peut pas répondre à toutes les questions existentielles que nous nous posons ! Et pourtant je n’ai de cesse de trouver des réponses, ma course vers ce Graal hypothétique et ma quête infernale. Je doute de moi comme je respire, en vérité, je n’aime pas ma vie. Je la trouve dérisoire et triste à mourir, fade, sans folie. J’aurais voulu être tant de chose… danseuse, chanteuse, médecin du monde, journaliste grand reporter, photographe du monde, psychologue, archéologue, détective ou écrivain… une vie entière ne suffirais pas à satisfaire toutes ces vocations. Finalement je ne suis rien de tout ça, photographe à la petite semaine, rédactrice pour un magasine de camping-car, mes ambitions sont loin d’être assouvies, mes rêves ont pris la saveur amère de la réalité : Travailler pour manger, manger pour vivre, vivre pour qui ? Ceci manque cruellement d’enthousiasme et de passion. Que s’est t-il passé ? Pourquoi en suis-je là, à faire ce constat pathétique ? Disons que je suis sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute et que j’attends l’ambulance, désespérément, et comme j’ai toujours eu le sens du tragique, une pluie battante s’abat sur moi. L’ambulance tarde à venir et j’agonise… Je tourne en rond dans ma tête, je bouillonne, j’ai parfois la sensation que je suis au bord de l’implosion. Pour mettre de l’ordre dans ce désordre intérieur, je tente depuis quelques temps l'experience de la psychanalyse. Si au début l’expérience s’est avérée stérile, car sur le moment je n’avais pas les mots, rien ne semblait vouloir sortir de moi, comme si la douleur avait trouvé sa place dans mon être fragile... Depuis la parole et l'analyse ont fait leur chemin, j'ai trouvé le fil de la pelote de laine, je tire dessus et je déroule...
(A suivre texte n°2)