
Si je pouvais faire un vœu, ce serait probablement celui de ne jamais avoir à connaître de ruptures…Les séparations m’anéantissent : je les reçois comme un coup violent qui me laisse à terre, seule avec l’insoutenable perte. J’ai le sentiment que ma vie s’écroule, qu’elle perd jusqu’à son sens le plus profond.Les ruptures que je suis amenée à vivre sont presque toujours sur l’initiative de l’Autre, d’où cette impression permanente de subir les événements. Je ne peux en effet que difficilement « agir » une rupture en mettant fin à une situation, même si je reconnais que celle-ci m’est nuisible : je préfère me contenter du « pas génial » plutôt que n’avoir plus rien du tout…Car mes repères affectifs, m’apportent par leur seule présence stabilité et assurance. Sans eux, je suis trop vulnérable; ils sont la béquille qui m’est nécessaire pour avancer.Quand vient une séparation, je pars me réfugier dans le passé. Je cherche à le ré-instaurer, à le faire revivre. Dans cette dynamique, j’ai aussi tendance à idéaliser la situation perdue, évitant ainsi la dure confrontation à la réalité. Car la réalité de la rupture vient raviver chez moi des séparations anciennes qui demeurent très douloureuses.Et pourtant... Il faut aller au-delà de la peur générée par les deuils successifs et inévitables de la vie. Reprendre confiance en soi, réincorporer le mot "fin" dans le vocabulaire. Il fait partie de la vie.Eviter ainsi de me scléroser dans des situations qui ne me conviennent plus, par peur de l’inconnu…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire